Jay Reatard (The Reatards, Lost Sounds) n’est plus
Poster janvier 15, 2010

Jay Reatard a été retrouvé mort à sa résidence de Memphis (Tennessee), le matin du 13 janvier. Le musicien garage punk avait juste 29 ans. Le label Goner Records, qui l’avait repéré dès ses 15 ans, l’a confirmé sur son site web. « C’est avec beaucoup de tristesse que l’on doit annoncer le décès de notre ami Jay Reatard. Jay est mort dans son sommeil la nuit dernière ». Celui qui avait aussi joué avec ses groupes The Reatards et Lost Sounds, a été trouvé mort à 3 heures 30 du matin, sans que l’on connaisse pour l’instant les causes du décès.
Reatard, Jimmy Lee Lindsey Jr. de son vrai nom, avait fait une percée sur la scène musicale de Memphis dès son plus jeune âge. Grâce à l’aide d’un démo qu’il a lui-même concocté à la maison, il avait réussi à capter l’attention d’Eric Friedl, guitariste du groupe The Oblivians et propriétaire de la maison de disque locale Goner Records. Le rocker est connu autant pour la qualité de sa musique que pour sa personnalité sans concessions.
Jay, né le 1er mai 1980, a grandi en dehors de Memphis, dans une sorte de communauté de paysans et de fermiers d’environ 800 personnes. Sa famille a ensuite déménagé à Memphis pour des problèmes d’argent. Aux alentours de 15 ans, il a commencé à enregistrer de la musique. Et puis, il enregistra des albums en tant qu’artiste solo et aussi, entre autres, en tant que membre du groupe The Reatards et des Lost Sounds.
Artiste très prolifique, Jay Reatard a participé à divers projets ou formations et lancé de nombreux disques pour, ensuite, faire carrière sous son propre nom d’artiste. Au fil des ans, plusieurs groupes se sont ensuite formés autour du musicien (et de ses copines de circonstances) : les Angry Angles avec Alix, The Final Solutions, pour être avec ses potes, Bad Times, Destruction Unit ou The Nervous Patterns… des formations qui ont plus ou moins marché. En 2009, il a lancé l’album « Watch Me Fall » sur étiquette Matador Records. Auparavant, il avait mis sur le marché « Blood Visions », en 2006, par l’entremise d’In the Red. Mis à part ses talents d’artistes, Reatard était également connu pour ses frasques : il se battait avec des membres de l’auditoire lors de ses concerts, il urinait sur scène… En octobre, il s’était séparé de ses musiciens accompagnateurs sur Twitter.
Jay Reatard et le grunge, c’est un peu l’histoire qui se répète (un certain Kurt Kobain, cela vous dit quelque chose, non ?) Dans une interview, Jay reviens sur le nom du groupe (The Reatards) : « Pas pour me foutre de la gueule des handicapés mentaux en tout cas. Je ne sais pas, pour garder l’innocence et l’état d’esprit d’un gamin, peut-être… » En tout cas, gamin, il le restera éternellement, si l’on peut le dire ainsi… Paix à son âme.

